Born to be wild…

Je m’en allais vous conter notre « week end anniversaire de Martin Luther King », (question jour ferié, l’américain, y craint degun) mais cela attendra vu que j’ai personnellement été confrontée hier à la loi de la nature, dans mon jardin, et que la seule personne à qui je l’ai raconté, a fait preuve du plus grand scepticisme…

Donc, j’étais confortablement installée dans mon canapé, devant « Les Experts à Manhattan », avec Gary, qui ne va pas en rajeunissant lui non plus; il faudrait peut être le conseiller question coiffure: l’auburn foncé ne va pas à tout le monde, mais bon, ça, ça vient peut-être de la HD… et donc brusquement un gros BOUM dans la salle à manger que j’ai tout de suite identifié: un choc dans la vitre côté route!
Je m’approche avec précaution, jette un oeil, et aperçoit un oiseau allongé sur le dos, devant la vitre…

Il faut souligner qu’ici, on voit du macchabé… beaucoup… sur les bords de route.
Alors, au début, on s’émeut… au bout d’un mois, on commence à analyser la situation du bestiau avec froideur.

Je pense notamment à notre retour de San Antonio, quand sur le bord de la route, on a aperçu un animal qui s’était probablement fait percuter par une voiture, accompagné d’une sorte de gros oiseau, quand je dis gros, c’est gros, pas comme une poule, plutôt un dindon, le bec ensanglanté qui montait la garde.

Il était en train de dévorer un raton laveur, qui gisait les 4 fers en l’air et vu son état, il avait sa carte de donneur d’organes sur lui…
Moins de 5 kms après, c’était au tour d’un chevreuil.
Vu la vitesse à laquelle les gens roulent sur ces routes désertes, ils ne risquent pas de s’arrêter pour faire traverser Bambi.
Il était étonnament entier…
Tant qu’à faire, tu dézingues un bestiau comestible, tu t’arrêtes: si il est encore vivant, tu lui places 2 pruneaux entre les 2 yeux à Bambi, avec ton 38 passé dans la ceinture, parce que bon, il a quand même rayé ton 4×4 tout neuf qui n’a jamais vu la boue, bien sûr, t’habites en ville, pas con, la campagne, ça salit, et hop, « A taaable!

Comme une amie qui a trouvé un raton laveur mort sur la route devant chez elle, et qui lui a accroché à la patte, un ballon gonflé à l’hélium sur lequel était écrit: « Get well soon! » (bon rétablissement!)

Mon oiseau se relève malgré tout, s’envole et là, 4mètres plus loin, paf! tombe subitement dans les marches de mon entrée, mort, raide mort serait plus juste (cf photo). Rigidité cadavérique indiscutable au niveau des papattes… Pétéchies dans l’oeil droit…

Mort violente que j’ai attribuée tout d’abord au choc: je ne suis pas médecin légiste mais bon,  je regarde beaucoup la télé: une hémorragie interne me semblait la cause la plus probable…

C’est là que je l’ai aperçu:

Il était énorme, et franchement vu le regard qu’il lançait au petit titi, j’ai finalement penché pour une crise cardiaque en plein vol…
Surtout que de derrière ma fenêtre, quand il m’a regardé, j’en menais pas large…
Il m’a fait pensé à la chouette, j’ai demandé à faire partie du programme de protection des témoins,  il s’est envolé, j’ai pris une photo ratée:

Il s’est réfugié dans un arbre et m’a observé un moment:

Pas besoin de relever les traces d’ADN, je crois que l’on est d’accord pour attribuer la mort du Titi à un coeur fragile…



1 thought on “Born to be wild…”

  • la vie en Amérique est un combat de chaque jour et ce pauvre piaf qui sentant son petit coeur lacher, s'est dirigé vers la maison du coeur mais il a trouvé porte close ou plutot baie vitrée fermée ….triste!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *