Un peu d’histoire (suite)

C’est en visitant l’Ouest que l’histoire du Texas nous a sauté aux yeux. Certaines villes et certains paysages sont fixés dans le temps.

Le diner de Fort Davis, très années 50.

La banque de Fort Davis, sur la rue principale.

Un moulin à vent ici, une vieille banque là, on a visité un vieux fort, le Fort Davis, dont il ne reste pratiquement rien aujourd’hui, mais on a appris l’origine des Buffalo Soldiers, et oui, ceux que célébrait Bob Marley!
Il s’agit des régiments uniquement composés de Noirs qui construisaient les forts, les avant-postes, les routes, utilisés par les familles qui partaient vers l’Ouest.
Suite à la guerre de Sécession, le gouvernement autorise la création de régiments, uniquement composés d’Afro-Américains, des régiments de cavalerie et d’infanterie.
Ce surnom leur a été donné par les indiens en rapport avec leur chevelure noire comme la fourrure des bisons mais aussi pour leur courage et leur ténacité dans la bataille. Souvent menés par des officiers blancs, ils ont gagné leur liberté en combattant pendant les guerres indiennes…
Quelle époque délicieuse!
Quand je te disais que l’Histoire du Texas valait bien la sauvagerie de notre propre Histoire.

Puis on a visité des maisons où vivaient des familles de pionniers, qui quittaient l’Est du pays et décidaient de gagner ces terres où ils avaient l’impression que tout était  possible.
En plein désert de rocailles aux pieds des Guadalupe Mountains, je me suis demandée plus d’une fois comment les femmes survivaient: elles élevaient leurs enfants loin de tout, dans des températures extrêmes, loin de la ville, sans eau courante, sans voisinage.
Pas de place pour la faiblesse.
Dans ce décor, une famille s’y est établie et une fois par semaine, les parents et les enfants cheminaient toute la nuit pour aller vendre leurs produits sur le marché.

Evidemment, on peut se dire qu’en France, certains paysans en faisaient tout autant.
La grosse différence, ce sont les températures texanes, le danger de rencontrer serpents, renards et coyotes et/ou indiens agressifs.
Perso, je n’aurais pas tenu une minute.T’as gagné, Darwin! Je n’aurais pas survécu là-bas: Un bébé malade en plein centre ville et je paniquais, alors au fin fond du Texas…

Le manque d’eau est aussi un problème dans ces contrées reculées. On a souvent croisé ces petits moulins à vent:

Ils sont appelés « windmills », donc la traduction littérale de nos bons vieux moulins à vent, sauf qu’ici, ils sont petits, sont pourvus d’une « tail », le petit gouvernail qui s’oriente selon le vent, et surtout ils servent à pomper l’eau du sous-sol. Un bon moyen d’irriguer son champ et de créer des abreuvoirs pour son troupeau qui se promène sur des hectares de terre.

D’ailleurs, ces grosses bêtes profitent de l’espace qui leur est offert et ont tendance à se mélanger avec les vaches du voisin…
C’est à cette époque que le fil de fer barbelé fait son apparition, permettant aux ranchers de délimiter leurs terres, de protéger leurs bêtes, de protéger leurs champs.
Facile à installer, efficace: inventé en 1867, il révolutionne l’Ouest.

Un ranch à quelques minutes de Bedford

Encore aujourd’hui, lorsqu’on visite le Texas, on découvre ses ranchs immenses, protégés par du barbelé, des champs à perte de vue et des entrées de ranchs imposantes.



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